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Les
produits biologiques sont des produits issus d'une agriculture qui n'emploie pas de
pesticides de synthèse ni d'
engrais chimiques. Les
aliments et les matières premières agricoles obtenus ainsi ne sont
pas pollués par les résidus de pesticides. Comment l'agriculteur ou l'éleveur lutte-t-il contre les nuisibles ? Tout simplement, en agriculture, avec des
pesticides naturels ou par la lutte
biologique, tel les
insectes mangeurs de ravageurs. L'exemple le plus connu, c'est la coccinelle mangeuse de pucerons. Par ailleurs, les
engrais autorisés sont
naturels, à base de poudre de roches, d'algues, de cornes broyées, de compost
végétal, etc. Dans le domaine de l'élevage, les animaux sont soignés sans vaccination, à l'
homéopathie et à la
phytothérapie, et nourris à l'herbe, ou avec des
aliments naturels, non traités d'antibiotiques.
L'agriculture
biologique permet de produire avec un rendement relativement satisfaisant, sans nuire à la qualité de la
terre exploitée. Les
aliments produits coûtent entre 10 et 30% plus chers, mais la qualité des aliments, plus nourrissants, fait que le consommateur en mange en moins grande quantité. De plus, la plupart des consommateurs actuels dépensent largement aussi chers en aliments conventionnel préparés, en sodas, en produits traiteur préemballés, en plats cuisinés, etc. qui se révèlent coûteux lorsqu'on fait l'addition à la caisse du
supermarché. Si le consommateur prend ne serait-ce que dix minutes pour réaliser lui même un plat cuisiné rapide avec des
aliments bio, il ne paie guère plus que s'il achète le même plat déjà préparé, en non bio. Tout est question de choix de vie en fait : vivre bio est un art de vivre en relation avec notre Mère Nature, qui donne une qualité de vie dont le prix ne saurait être évalué.
beaucoup de gens dénigrent le
bio en affirmant que les
pesticides se promènent partout et polluent aussi bien les champs bio que les champs
non bio. Ce type d'affirmation prouve une certaine méconnaissance du fonctionnement de l'
agriculture biologique.
Tout d'abord, la filière biologique est l'une des filières les plus contrôlées en
Europe. Pour être certifié en agriculture
biologique, l'agriculteur doit accepter plusieurs visites par an d'un organisme certificateur indépendant. Cet organisme prélève des produits agricoles
produits sur l'exploitation, en vue de les faire analyser (détection de la présence de pesticides, d'
antiobiotiques, etc.). Il prélève également des sols sur les champs ou les prés de l'exploitation, afin de vérifier que ces sols ne sont pas pollués. Enfin, il visite tous les lieux d'entrepôt de l'exploitation, afin de vérifier la nature de ce qui est entreposé (nature des pesticides, etc.). Ces visites sont complétées par un épluchage en règle des factures et de la comptabilité de l'exploitant, ce qui permet de voir si ce dernier n'a pas dissimulé un achat de produits interdits.
Ensuite, les exploitations bio ne sont pas situées dans des zones à forte pollution
agricole ou industrielle. On trouve le plus de producteurs bio dans des régions comme l'
Auvergne, le
Limousin, l'
Ardèche, la
Haute Provence, le
Périgord, les
régions de montagne, etc. et on n'en trouve pas dans les
plaines de la Brie ou de
la Beauce.
On peut donc affirmer que la
bio est une garantie réelle de qualité pour le consommateur.
Non seulement les
produits bio ne sont
pas pollués, mais de plus, ils sont plus riches en
oligo-éléments et en
vitamines. Les produits
bio sont donc évidemment plus
sains que les
produits non bio. De plus, les
produits bio transformés (
plats préparés bio, jus, sauces, etc.) ne contiennent pas d'additifs dangereux, ni
colorants de synthèse.